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Patrimoine

La commune de Vany, qui a absorbé celle de Villers l’Orme en 1819, présente la particularité de posséder un patrimoine bâti particulièrement riche, lié à son histoire.

Villers l’Orme

 

A Villers l’Orme, les constructions sont implantées en front à rue, marque de fabrique des tissus urbains anciens.
Certaines constructions ont des origines viticoles, mais d’autres sont plus anciennes, très certainement liées à la présence passée de la chapelle du Saint-Esprit. Quelques anciennes portes de granges sont identifiables dans la rue des Marronniers.
 
Une cohérence d’ensemble se dégage entre toutes ces constructions d’origines différentes, en raison de leurs volumes quasiment toujours identiques : toitures deux pans et élévation en rez-de-chaussée, plus un étage.

La centralité du bourg ancien de Villers l’Orme est marquée par deux gros marronniers, au pied de l’Ancienne Chapelle du Saint Esprit et à l’intersection de trois rues : Notre-Dame de La Salette, des Marronniers et de l’Ancienne Chapelle.

Il s’agit d’un cœur de bourg digne d’une séquence paysagère urbaine très qualitative.

Le Château de Villers l’Orme, d’origine ancienne, juste en-dessous du cœur de bourg, n’a eu aucune vocation défensive. Il s’agirait plutôt d’une importante maison de maître, peut-être liée à l’époque de l’essor de l’exploitation viticole.

La Chapelle Notre-Dame de La Salette

Elle fut érigée en 1868 et bénie par l’Evêque de Metz la même année.
Pendant la guerre de 1870, prise entre deux feux pendant le blocus de Metz, la porte et les vitraux furent criblés de balles.

Pourquoi un pèlerinage à Notre-Dame de La Salette ?

« Le samedi 19 septembre 1846, aux environs de 15 heures, sur une montagne proche du village de La Salette-Fallavaux (sud du département de l’Isère), deux jeunes bergers, Mélanie Mathieu ou Mélanie Calvat, âgée d’un peu moins de 15 ans, et Maximin Giraud, âgé de 11 ans, voient apparaître dans une lumière resplendissante une « belle dame » en pleurs, qui s’adresse à eux. Le soir, ils en parlent à leurs maîtres. La veuve Caron, maîtresse de Mélanie, se dit d’avis qu’ils ont vu la Sainte Vierge, et on engage les enfants à tout raconter au curé de La Salette. Ils le font le lendemain, dimanche, au matin. Le curé pleure d’émotion, prend des notes et, de nouveau en larmes, parle du fait dans son prône. »  (son sermon, sa prêche)

A l’entrée de la chapelle, la statue de Notre Dame de La Salette et les deux enfants.
 
En face de la chapelle, la vierge en pleurs, sous des vitraux colorés : en souvenir de  « la belle dame » qui est apparue à Mélanie et Maximin à La Salette-Fallavaux. 

A l’extérieur de la chapelle, à gauche, le calvaire dédié à l’abbé Haro (1871-1911) et à l’abbé Anatole Basselin (1852-1926) où sont sculptés les éléments de la crucifixion et qui porte l’inscription « Ô Crux ave, spes unica »,  « Salut ô Croix, unique espérance. » 
  
Le texte complet de la strophe, extraite de l'hymne à la Croix intitulé « Vexilla Regis », composé au VIe siècle par Venance Fortunat, évêque de Poitiers et poète chrétien. 

« Ô Crux ave, spes unica / Hoc Passiónis tempore / Auge piis justítiam, / Reísque dona veniam » peut se traduire ainsi : « Salut ô Croix, unique espérance. En ces temps difficiles [de Passion], augmente la droiture des gens de bien et accorde le pardon aux pécheurs ».

 

L’Autel en souvenir de Notre-Dame de Fatima 

La statue dédiée à Notre-Dame de Fatima se situe en face de la chapelle Notre-Dame de La Salette.

Sous un dais de tuiles rouges supporté par 4 piliers simples en pierre de Jaumont, trône une statue de la Vierge de Fatima. Cet ensemble repose sur un piédestal et porte quelques ex-voto.

Le cadre est inspiré du Portugal, notamment pour l’arc bleu de l’entrée. C’est un lieu de pèlerinage très fréquenté par de nombreux Portugais de la région messine, qui entretiennent et fleurissent les lieux.
 

La Croix de Louve 

Avant d’être située à Villers l’Orme sur la commune de Vany, la “Croix de Louve” ou “Croix aux Trois Jambes” se trouvait au bord de la route de Bouzonville – sur la RD3 – plus près de Saint-Julien-lès-Metz. 
Déclarée monument historique, elle bénéficie aujourd’hui d’une servitude de protection de 500 mètres par les Architectes des Bâtiments de France (ABF).

Elle servait d’arrêt pour des foules de pèlerins et de nombreux princes qui se rendaient en pèlerinage à Sainte-Barbe, autrefois célèbre, pour sa vierge martyre, Sainte Barbe, qui était au Moyen Age, la patronne du pays messin.

Selon la tradition, les jeunes filles nubiles (pubères, en âge de se marier) et les femmes stériles ne manquaient jamais, au passage, de consulter l’oracle (personne pratiquant la divination – augure) en jetant des galets plats sur le toit du monument jusqu’à ce qu’une pierre veuille bien y rester. Le nombre de pierres jetées sans succès indiquaient aux jeunes filles célibataires le nombre d’années qui s’écouleraient jusqu’au mariage ou aux femmes stériles le nombre d’années qui s’écouleraient jusqu’à la maternité. Cette tradition s’exerçait encore lors des nombreux pèlerinages à Notre-Dame de La Salette à Villers l’Orme. 

Si des pèlerinages se déroulent encore de nos jours, cette tradition n’est, quant à elle, plus d’actualité.  

On raconte aussi que, près de “Croix aux Trois Jambes”, le voyageur de nuit entendait parfois, le murmure de prières ou le chant infiniment doux des âmes errantes. Des gens étaient, en effet, pendus à cet endroit, à un crochet fixé à l’intérieur du monument.
L’édifice possède, par ailleurs, trois gargouilles (créatures étranges, intrigantes, effrayantes, créant un genre de malaise), une à chaque angle de son toit triangulaire.    

La Chapelle du Saint-Esprit 

Elle a été construite en 1181 au milieu du village ; elle a été reconstruite au XVème siècle.  
Très endommagé, son portail de style roman est tout ce qu’il reste de la construction du XIIème siècle. Une fenêtre gothique orne encore la façade.

Après la Révolution, la chapelle fut abandonnée. En 1856, une statue dédiée à Notre-Dame de La Salle fut placée dans la chapelle où une messe se tenait tous les samedis. De nombreux pèlerins venaient à Villers l’Orme, et le sanctuaire est vite devenu trop petit. 

C’est pour cette raison qu’une nouvelle chapelle, bien plus vaste, dédiée à Notre-Dame de La Salette, fut érigée en 1868, pas très loin de là, au sommet de la colline. A partir de cette date, l’ancien édifice tomba dans l’oubli.

Au pied de l’ancienne entrée de la chapelle se trouve une petite place qui marque l’entrée de la rue principale de Villers l’Orme. Elle est dominée par deux marronniers remarquables, plus que centenaires, qui font partie du patrimoine végétal communal.

 

Vany

 

Les cœurs de bourgs, bien conservés, anciens, denses et mitoyens, témoignent du passé agricole, tant à Vany qu’à Villers l’Orme, avec de nombreuses traces, mais disséminées dans les tissus urbains. 
Des constructions contemporaines se sont greffées à la rue, tout comme des remaniements d’anciennes granges. 
L’ensemble des tissus urbains anciens dégage une cohérence architecturale et paysagère forte, qui participe grandement à la qualité du cadre de vie communale.

La Place de la Fontaine

Elle marque la centralité urbaine de la commune de Vany, avec dans son prolongement, la rue Principale, qui accueille les deux équipements communaux majeurs : la mairie et l’ancienne école. 

L’existence de vastes usoirs, entre les constructions (datant vraisemblablement du XIXème siècle) et l’espace public, témoigne d’une origine agricole des constructions, bien que la viticulture se soit développée par la suite. Ainsi, quelques constructions agricoles anciennes ont été rejointes par de nouvelles constructions en front à rue.

A Vany, le regroupement s’est effectué autour de la fontaine, non autour de l’église. La place porte le nom de la fontaine, construite en 1852 et alimentée par une source. Elle trône en son centre et servait de lavoir aux habitants.

La Place de la Fontaine est remarquable par les nombreux encadrements de portes et de fenêtres réalisés en pierre de Jaumont, de couleur « jaune d’or », comme la plupart des monuments de l’agglomération messine. 
Il s’agit d’une caractéristique typique des places de villages ruraux en Lorraine. 

Cet espace public, très qualitatif malgré l’absence de commerces, constitue une séquence paysagère urbaine marquante du village.

Le calvaire 

Il se situe sur la partie haute de la place de la Fontaine. Ancien, il représente la crucifixion de Jésus-Christ, avec la mention : « Vous qui passez, voyez s’il est une douleur semblable à ma douleur ». 
Au début du XXème siècle, sur une photo, le calvaire (socle et croix) était différent de celui que l’on voit aujourd’hui ; il était accolé à la grange. Il comprenait une fontaine à sa base ; devant, il y avait un imposant marronnier. 

Dernière mise à jour le 16.07.2019

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